mardi, 16 novembre 2010
Après 626 jours en terre africaine …
Jacques au Congo c'est fini !
C'est bientôt le départ et la fin d'une mission qui s'est déroulée pour moi de façon globalement positive, je vais prendre un de ces avions qui à 400m de l'école ont "rythmé" mes jours et mes nuits et, via Casablanca retrouver Paris.
Sans vouloir faire un bilan, (à chaud, on n'est pas très objectif ! il est d'ailleurs prévu avec la DCC lors de la session de retour), je dois me réjouir de plusieurs choses :
-Tout d'abord, remercier la communauté des Filles de la Charité qui m'a accueilli, accompagné à Brazzaville et dans les autres communautés des viles et villages des 2 Congos où je suis passé. Un merci aussi aux Spiritains, de Dolisie, Pointe Noire et particulièrement Mg. Jean Gardin à Impfondo, et au père Gérald à Brazzaville.
- Point important, malgré les conditions de vie et de climat, je n'ai pas eu de problèmes de santé.
- J'ai pu en tant que volontaire vivre de près la réalité quotidienne des Congolais les plus défavorisés, mais aussi côtoyer un milieu bien plus aisé, mesurant les grandes disparités dans ce pays.
- Enfin, profitant de toutes les possibilités possibles, j'ai pu parcourir le Congo Brazza du nord au sud,
et aussi faire un petit tour en RDC.
Pour ce qui est de mon action à l'école, j'ai fait le point avec la sœur Brigitte, mais ce n'est pas à moi de juger de la qualité de mon action, l'avenir verra ce qui en restera ! ...
Maintenant que le départ est proche, il reste le ressenti et le retentissement personnel de cette tranche de vie.
Je vous propose ci-dessous un texte de Dominique Baumont volontaire au Sénégal, qui mieux que je pourrai le faire exprime ce qui marque du fait d'avoir vécu une expérience de volontariat.
Je vous recommande son blog (le lien est sur le coté de la page). Merci Dominique d'être d'une certaine façon mon porte parole ...
PARTIR
Aimer prendre un avion un matin glacial d'hiver pour une mission lointaine et longue
c'est mettre sa culture en bandoulière et prendre le risque de se perdre.
Perdre ses repères pour retrouver, au bout du compte, les essentiels.
Mais auparavant il faut accepter les mystères de l'inconnu, ses troubles et ses dangers,
d'autres intelligences, d'autres cœurs, d'autres bontés, d'autres beautés.
Accepter de ne presque rien savoir des faits et gestes, des paroles de ceux que l'on aime.
Savoir partir le cœur léger malgré les séparations, tout laisser sans rien laisser.
C'est aussi assister au spectacle de la pauvreté, impuissant.
Chercher d'autres demains, s'approcher des autres, doucement.
Aimer les soirs incertains dans une capitale inconnue, les aubes douteuses.
Préférer les flottements de l'âme aux certitudes du savoir.
Croiser le regard d'un enfant pauvre de la brousse ou celui hautain d'une femme peulh.
Aimer les horizons qui reculent et les faire reculer si besoin est.
C'est savoir que l'on ne rentre jamais indemne d'absences au long cours.
Revenir sans jamais vraiment revenir, prendre le risque de devoir repartir,
vouloir rester et partir.
Partir c'est accepter les points de non-retour.
(Texte de Dominique Baumont)
Pour le moment, je vais profiter de retrouver famille et amis, me ré-acclimater à la vie française, et me refaire des muscles dans la garrigue, car je suis en manque de rocher, de relief et de spéléo, après 2 ans sur le replat sableux de Brazzaville ....
Merci de m'avoir suivi sur ce blog, et donné ponctuellement un coup de main; je pense plus particulièrement à Carol, Mado, Gabriel et Raou.l
A bientôt pour échanger de vive voix ! ....
07:00 | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
samedi, 06 novembre 2010
Dernières visites et début du temps des adieux …
Les visites se suivent à l'école, signe de l'intérêt que suscite ses objectifs et son fonctionnement.
Tout d'abord le sœur Wivine venue de Kinshasa pour assurer le suivi de la Fondation Liliane. La réunion avec l'équipe a eu lieu dans le secteur du bâtiment de la fondation qui est contre non studio.
Autre visite remarquable, le Père Andréa qui est secrétaire du Nonce à Brazzaville. C'est un italien du Piémont avec qui j'ai pu échanger sur le secteur de La Brigue qu'il connaît bien ... Il a été particulièrement frappé par les jeunes de la section pratique qui malgré leurs handicaps ont communiqués de façon touchante.

Le 2 novembre a eu lieu la messe à la fois de rentrée et des défunts pour l'école. Fuyant un violent soleil, chacun s'est réfugié qui sous les paillottes, qui à l'ombre des toitures pour participer avec ferveur à la célébration.
Enfin, ayant prévu une semaine sabbatique à compter du 8 novembre pour anticiper le fait de mon départ, j'ai assuré auparavant le passage de relais de la présidence de l'Association Internationale des Écoles Spéciales après avoir fait adopter les nouveaux statuts et règlement intérieurs sur lesquels on a travaillé depuis plusieurs mois.
A la fin l'AG a tenu a faire ses adieux officiels à la sœur Céline (anciennement vice présidente) et moi-même, tous les deux devant rentrer en France en novembre.
C'est la tradition (congolaise et de l'école) de toujours soigner l'accueil et le départ des personnes qui ont travaillé ici.
C'est très émouvant étant donné les liens qui se sont créés.
Je dois m'attendre à une grande réunion d'adieux le samedi 13 qui est déjà planifiée et se prépare dans mon dos ...
Ce sera certainement une des dernières choses dont je parlerai sur ce blog ...
A bientôt donc
14:43 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 31 octobre 2010
Une journée marquée par les relations Franco-Congolaises
Le vendredi 29 octobre sera une date marquante pour l'école. En effet trois visites se sont succédées dans la journée.
D'abord la sœur responsable de la Fondation Liliane venue de Kinshasa, ensuite la Directrice Diocésaine de l'Enseignement Catholique de l'Oise, et surtout pour couronner le tout, celle de Mme Valette femme de L'Ambassadeur de France au Congo accompagnée par la nièce du général De Gaulle et de l'ancien ministre de la coopération.
Voici quelques photos de cette dernière visite avec l'accueil traditionel de l'école.
Brazzaville a accueilli ces jours-ci une délégation de la Fondation De Gaulle dans le cadre de la commémoration du 70ème anniversaire du manifeste de Brazzaville.
Pour rappel, c'est à cette date qu'arrivé ici, le Général a déclaré Brazzaville capitale de la France Libre.
A cette occasion, une conférence a été donnée au palais du parlement à laquelle étaient invités tous les résidents français. J'ai donc profité de l'occasion pour côtoyer les sphères du pouvoir en y allant.
A cette conférence est venu le Président Sassou N'Gesso et sa femme avec l'Ambassadeur, et d'autres personnalités françaises dont Jacques Toubon.
A la sortie, je me suis trouvé au milieu des personnalités Congolaises parmi les quelles j'ai reconnu quelques ministres, et placé assez près du président au moment de son départ.
C'est un autre monde que j'ai côtoyé pendant cette journée, loin de la réalité de la vie de la majorité des gens qui gravitent autour de l'école. Ces relations sont quand même utiles, car peu à peu on fait prendre en compte la réalité de ce qui ce fait à l'école en sensibilisant les responsables locaux, mais cela reste un travail de longue haleine ...
13:10 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
dimanche, 17 octobre 2010
Bilan des travaux de l'été
Comme les photos sont plus parlantes que les mots, voici un rapide aperçu des travaux qui nous ont occupés tout l'été et qui pour certains ne sont pas encore terminés …
Tout d'abord, il y a eu l'élagage des plus grands arbres qui devenaient dangereux pour les élèves mais aussi pour les toits des bâtiments et des paillottes, les plus hauts sont en grande partie mangés de l'intérieur, ce qui fait qu'ils cassent facilement quand le vent est violent.
Ensuite la construction de l'extension de l'atelier menuiserie a pris pas mal de temps, car les modes d'organisation du travail de nos maçons est très particulière ce qui a été l'objet fréquent de rappel à l'efficacité pour que ce soit fini pour la rentrée.
Du coup, l'atelier gagne de l'espace avec sa réserve pour le bois séparée.
L'atelier jardin n'a pas été oublié, les planchers des conteurs ont été refait et des tôles ont été placée en double toit afin de diminuer la chaleur qui autrement y est invivable.
En même temps, les peintres ont refait les peintures des classes, ateliers et bureaux administratifs, le résultat est appréciable, mais là aussi ça été l'objet de bien des remarques sur la planification …
Pour agrémenter cette rénovation, la sœur à tenu a faire ajouter les indications des classes ainsi que des dessins représentant les outillages utilisés dans les ateliers afin d'en faire un appui pédagogique, le tout étant couronné par un grand pan de mur sur lequel est un triptyique rappelant la devise de l'école.
L'ensemble est très positivement apprécié des élèves et enseignants mais aussi des visiteurs.
Restent en chantier la réfection des paillottes qui a l'approche de la saison des pluies ont besoin d'un lifting …
… et de la guérite pour les militaires située à l'entrée. Le plus gros est fini, restent les finitions et les militaires abandonneront la classe qu'ils utilisent le soir et les week-ends.
En face de cette guérite reste à aménager le garage pour la voiture, mais comme les caisses sont vides, cela attendra …
Voilà pour ce qui a été fait à ce jour, il reste encore bien des choses à faire, mais les finances commandent, il faut donc attendre le déblocage des fonds accordés pour les projets acceptés et l'accord pour les projets en attente.
Comme j'entame mon dernier mois de présence à l'école spéciale, cela sera du ressort des sœurs en attendant un successeur ce qui pour le moment est hypothétique …
19:10 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 06 octobre 2010
Un dernier petit tour au sud de Brazza ?
A juste un peu plus d'un mois de ma fin de mission, J'ai profité pour me changer les idées, d'une rencontre avec un responsable des scouts de Brazzaville avec qui nous avons le projet de développer une relation plus étroite, pour découvrir a une vingtaine de kilomètres au sud de Brazza a côté de Linzolo, le terrain qui leur appartient.
C'est un espace de plusieurs hectares, un plateau bordé de 2 rivières. La première, la plus importante sert de lieu de lavage et de baignade. La seconde permet grace à une source de récupérer de l'eau potable. Le problème est que cette eau est à environ une trentaine de mètres plus bas que l'ensemble des installations.
On en fait donc le tour : d'abord vers la cascade par un chemin dans la forêt, puis en passant par un projet d'élevage de cochons (5 pour débuter) puis descente vers la source qui est actuellement presque tarie, car nous sommes en fin de saison sèche.
J'ai donc été sollicité pour trouver un moyen d'avoir de l'eau. Après recherche j'ai trouvé une méthode, le "bélier hydraulique" mode de pompage perpétuel qui pourrait être adapté à la situation. Je cherche aussi le système d'une petite turbine verticale pour avoir de l'électricité, si vous avez des idées, je suis preneur ...
Avant de partir, je vois une petite soignée pat sa mère avec une espèce de pâte a base de plantes.
Renseignement pris, elle la soigne contre la varicelle !
Je ne sais pas si le résultat sera efficace, a priori, ammener l'enfant à l'hopital pose problème même si on n'est pas très loin de la ville ...
Actuellement avec une chaleur assez pénible (tout le monde attend la pluie) la rentrée scolaire bat son plein, et la mise à jour des listes devient un problème permanent, vu que la soeur attendait les anciens pour la réinscription depuis le mois de mai, mais que seulement un peu plus de 500 sur 1200 l'ont fait avant le jour de la rentrée ! et sans compter tous ceux qui veulent s'ajouter alors que nous avons clos les nouvelles inscriptions depuis le 4 septembbre faute de place, la queue se fait longue devant le bureau ...
Prochainement, je vous présenterai la nouvelle physionomie de l'école suite aux travaux effectués pendant les vacances
17:14 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note













































































