dimanche, 11 octobre 2009

Sur le lieu du crash de l'Antonov

Nboté à tout le monde...


François Charles, nouveau coopérant envoyé par la DCC au Congo est arrivé en transit à Brazzaville, puis est parti à Impfondo revenant dans l'hémisphère nord. J'ai pu passer un peu de temps (pas beaucoup hélas) avec lui pour faire connaissance. Il doit travailler sur un ensemble d'établissements dans le secteur des "populations autochtones" à savoir les pygmés.
C'est un endroit où je pense aller dans le courant de l'an prochain. Le fait d'avoir une connaissance sur place devrait être très avantageux pour mieux découvrir les choses.
Il vient de créer un blog, je vais mettre le lien avec les autres adresses des coopérants, vous aurez ainsi une autre vision que la mienne de la vie au Congo, mais voici le lien de suite ci dessous :
http://fcaucongo.blogspot.com/

Il se trouve que début septembre, j'ai été sollicité pour ammener des tôles à la parcelle de Lucien un moniteur d'atelier. Ces tôles sont celles qui ont été récupérées à la case Vincent avant que les gens du quartier les subtilisent. Elle sont revendues à moindre coût aux professeurs qui en désirent.
Lucien habite loin, très loin de l'école pas loin d'une trentaine de Km au sud en direction de Kinkala. Il vient tous les jours d'une part à pied, puis en 2 bus sucessifs, par une route qui attend d'être refaite. En effet, l'Europe à financé une gande section depuis Kinkala, mais il reste une dizaine de kilomètres à la charge de l'état Congolais, mais cette partie là reste à faire ! ... Je fais donc une première virée dans le sud en passant le Djoué (la rivière du sud de Brazza) et découve les rapides du fleuve. C'est Etienne le chauffeur de l'école qui conduit car je ne connais pas le secteur, et donc il est préférable que ce soit lui au volant.
Quelques jours après, Michel le surveillant avec qui j'ai vu les machines à savon, me demande à son tour de porter des tôles chez sa grand mère vers Nganga Lingolo, c'est le mêmesecteur que chez Lucien.
J'accepte de faire le déplacement lui demandant si c'est par là que s'est écrasé dernièrement un Antonov. Il me répond affirmativement, et intéressé lui aussi me propose d'aller voir le lieu.

avion.jpg


Je vous ai annoncé que je parlerai de l'accident de cet avion qui a eu lieu fin août, voici d'abord l'information telle qu'on a pu la lire :
Brazzaville (Congo) – D’après la communication du Ministère des Transports congolais et son ministre, Emile Ouosso, le bilan s’établirait à six victimes dans le crash de l’Antonov AN24 de la compagnie aérienne congolaise de fret Aero Fret Business, près de la ville de Brazzaville (Congo).
L’appareil s’est écrasé à une vingtaine de kilomètres au sud de l’aéroport, sur le cimetière du quartier de Nganga Lingolo, une banlieue peuplée, de la périphérie de la capitale. L’avion transportait trois véhicules et un chargement de boissons et allait atterrir quelques secondes plus tard lorsque d’après les premiers témoignages, l’appareil aurait pris feu, à l’arrière et sur une aile, avant de se briser en deux et de tomber au sol. A bord, se trouvait 5 membres d’équipage, annoncés comme de nationalité russe mais que l’ambassade de Russie a indiqué être ukrainien. Il y aurait eu également un passager clandestin, de nationalité congolaise, ce qui amènerait le bilan à six victimes.
L’appareil arrivait de la ville cotière de Pointe-Noire et aucune raison ne peut encore être donnée sur les causes et circonstances de cet accident. Les Antonov, appareils de contruction russe de l’époque soviétique, sont excessivement utilisé en Afrique malgré le danger de plus en plus grand de voler sur ces reliques d’un autre âge dont la maintenance n’est plus assurée depuis plusieurs années.


route.jpgNous arrivons par une route poussièreuse dans le secteur. Michel demande des renseignements, et aussitôt des jeunes se proposent de nous accompagner. cimetiere.jpgIl faut d'adord passer par le cimetière qui a failli de peu être le lieu de la chute. Il se trouve qu'un enterrement vient davoir lieu, et c'est au milieu d'une grande foule qui redescend par un petit chemin juste carossable que Michel m'exhorte a passer, je vais doucement car il y a peu de place de chaque côté du véhicule. Arrivé sur un plateau où se trouve le cimetière, nous laissons la voiture (et les tôles de Michel) sous la garde d'un jeune, et redescendons légèrement sur le lieu du crash.premiere-piece.jpgzone-crash.jpg

En fait, c'est une grande étendue qui a recu les morceaux de l'avion. Des témoins locaux nous diront avoir vu une aile s'enflammer, exlposer, suivie du reste de l'appareil. Ce que j'ai pu en voir est peu de chose.

descente.jpgSur une sorte de petit col entre deux dépressions s'étalent des débris plus ou moins gros. carcasse1.jpgcarcasse2.jpgLe plus gros étant un des moteurs. Comme nous sommes venu plus de 10 jours après, je pense que beucoup de choses ont été récupérées.

 

recuperateurs.jpgD'ailleurs deux hommes étaient en train de creuser un sol encore imprégné de kérosène, à la recherche de tout ce qui peut avoir quelque valeur.papiers.jpgrestes.jpg

 

 

 

 

moteur.jpgmoteur2.jpg

 

train-aterr-fond.jpgtrain.jpg

 

 

 

 

 

Nous descendons encore vers une zonze de maraîchage maintenant complètement polluée où l'on trouve un élément du train d'aterrissage. Mais les morceaux se sont éparpillés encore beaucoup plus loin, vers la zone d'habitation. Michel m'indique qu'en apportant les tôles, nous verrons de là bas que à quelques centaines de mêtres près cela aurait pu tomber sur des maisons.

 

 

 

jeunes.jpgNous reprenons la route, et en déposant  les jeunes, nous partageons le vin de palme en écoutant les commentaires des anciens.

anciens.jpg
toles-grand-mere.jpg Enfin remontant par une piste sabloneuse, nous pouvons déposer les tôles. Michel m'invite à monter au sommet de la colline pour voir ànouveau la zone du crash, mais ausi la vue que l'on a sur le fleuve et la route de Brazzaville.

montee.jpgmarche-poisson.jpgEn montant, nous passons a côté de" l'épicerie" du secteur avec sur l'étal des poissons grillés. Je pensais qu'ils venaient du fleuve, mais non ils viennent de l'océan, je n'ose imaginer dans quelles conditions...

 

Sur le bord, côté voici unpanneau.jpg panneau tout a fait incongru dans un secteur pareil, et qui est un plaisir à lire, tant la formulation est originale.
zone-vue-d'en-haut.jpgvue-vers-brazza.jpgArrivé au sommet, le soir tombe, et la luminosité n'est pas des meilleures. D'un côté, on arrive à appercevoir le cimetière, et de l'autre la nouvelle route en direction de Brazzaville. Chemin que je souhaitait faire avant la nuit, car les conditions de circulation en fin de jounée sont difficile, et il faut redoubler d'attention.

Mais avant de partir, on fait un petit tour dans la famille de Michel, pour confier au grand père les tôles que nous avons pu laisser en mains propres à la grand mère qui est patie au champ. Voilà la famille, mais impossible de dire qui est qui !mama.jpggrand-pere.jpgenfants.jpgfillette.jpg

Voilà une suite de récits qui se termine, car le quotidien reste à l'école, plus compliqué à cause de la rentrée, et d'une période d'irrégularité de courant inimaginable.

L'informatique n'aime pas vraiment les coupures impromptues et variables de quelques minutes à plusieurs jours, le travail en souffre.

Mais c'est le Congo ! ...

A bientôt ...

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